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Le Calendrier de l'Avent 2017 c'est par ici !!


8 Décembre


Ce cadeau vous est offert par Shiroitora-lili.

Vous pouvez me retrouver sur :
http://forumyaoifictions.forumactif.org
http://yaoifictions.e-monsite.com (cette fiction y sera publiée en entier après le calendrier de l’avent)


Comprendre, accepter, aimer.
Par Shiroitora-lili

Chapitre 2


Derrière son bureau, Anthony rêvassait. Depuis la veille au soir, après que Dimitri soit parti, il ne pensait qu’à leur conversation, et à Nathan. Il avait peu dormi et cela se voyait. Il avait été d’abord surpris par son frère. Il avait accepté le fait qu’il soit sans doute gay, plus facilement que lui-même. Son soutien était important également. Il ne l’avait pas laissé tomber comme cela arrive encore trop souvent au sein des familles où l’un des membres fait son coming-out. Cependant, une part de lui savait que Dimitri ne le laisserait jamais seul, et surtout pas dans un moment comme celui-ci.
Aujourd’hui était le jour où il rencontrerait Nathan pour les visites des biens qu’il avait dénichés. C’était la première fois également où il pouvait se préparer à cette rencontre. Mais plus l’heure approchait et plus il paniquait, pourtant personne ne lui demandait rien de plus que de faire son travail et ça il savait faire, mais avec celui qui le hantait c’était différent…
N’ayant pas d’appétit, trop perturbé pour cela, Anthony se plongea enfin dans le travail. Il prépara ses visites. Il y avait trois locaux et un terrain. Il prit quatre pochettes pour y glisser les documents sur lesquels se trouvaient les plans avec les métrés, la superficie totale, diverses informations et les clés. Sur chacune des pochettes, il inscrivit l’adresse du bien. Il ne lui fallut pas très longtemps pour faire cela, puisqu’il était toujours organisé mais cela lui avait changé les idées. Un peu.
Nerveux, alors que l’heure fatidique de son rendez-vous se rapprochait de plus en plus, l’agent immobilier alla dans la cuisine de l’agence pour se faire un café. A la première gorgée, il se détendit, légèrement. Pas longtemps. Il était seul à l’agence et depuis la cuisine il n’avait pas entendu le bruit de la porte d’entrée, ce léger tintement de clochette lorsque quelqu’un l’ouvrait.
— Il y a quelqu’un ? s’écria une voix qu’Anthony n’eut aucun mal à reconnaître.
Il prit une profonde inspiration avant de se manifester.
— Oui, je suis là, dit-il en allant à la rencontre de son client, tasse à la main.
Nathan lui offrit le plus beau des sourires, ce qui ne manqua pas de déstabiliser l’agent immobilier.
— Salut Anthony, je suis content de te revoir, dit le moniteur.
— Bonjour Na… Nathan, répondit timidement l’agent.
— Je te dérange, tu veux que je revienne dans dix minutes, demanda Nathan.
— Hein ! Non… Non, tu ne me déranges pas. Pourquoi…
Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase, que Nathan reprit.
— Tu es en train de boire ton café, et je suis en avance, je peux te laisser le temps de finir de déjeuner.
— Ha oui ! Mince, j’avais oublié que j’avais ma tasse. Désolé, cela ne se fait pas devant les clients.
— Pas de soucis, cela ne me dérange pas, sourit Nathan.
— Je reviens.
Anthony était en train de dire adieu à son café quand les paroles de son frère lui revinrent en mémoire : « Laisse-toi porter par le moment ». Il fit demi-tour et revint vers son client.
— Ca te dit un café avant d’y aller ? demanda-t-il la voix tremblante.
Le visage de Nathan changea. Il devint presque rayonnant. Il accepta l’invitation, un large sourire au bord des lèvres.
— Merci, oui. Je suis un grand buveur de café, avoua le moniteur.
Ah ! Tient, Anthony aussi buvait des litres de café. Cela leur faisait au moins un point commun. L’agent invita son client à le suivre dans la cuisine et lui versa le breuvage noir dans une tasse en carton.
— Humm, il est très bon.
— Merci, apparemment c’est la raison pour laquelle mes collègues préfèrent que ce soit moi qui le fasse. Du coup c’est toujours moi qui m’y colle, dit en souriant enfin Anthony.
— Tes collègues ont raison. Ton café est très bon, le complimenta-t-il.
Anthony se sentit rougir. Et de la manière où Nathan le regardait à présent lui fit prendre une teinte plus prononcée. Nathan avait parfois le regard envoutant, presque transperçant. Antho n’arrivait pas à décrocher son regard de celui de son vis-à-vis et il sentait sa poitrine se comprimer comme jamais. Il avait du mal à reprendre contenance.
— Tu rougis, c’est mignon, murmura Nathan.
Mais à l’instant même où ces mots sortirent de la bouche du moniteur, il rebondit sur les biens pour lesquels ils devaient se voir. Anthony ne savait plus où se mettre, ni même s’il avait bien entendu les mots prononcés par son client.
— Du coup, combien de visites pour aujourd’hui ?
Le ton de Nathan avait changé. Moins enjoué. Plus fermé. Il ne souriait plus de la même manière. Que lui arrivait-il ? Antho se recentra.
— Quatre. Un terrain et trois locaux.
— Merci d’avoir fait si vite.
— Tu me remercieras quand tu auras signé les compromis de vente.
Les deux hommes se mirent en route. D’un commun accord, il fut décider qu’ils prendraient la voiture d’Anthony. Naturellement, il se mit derrière le volant. Nathan ne parlait plus, il semblait même absent. Les rares fois où ils s’étaient vus et parlés, il paraissait pourtant plus loquace. Il fallut presque dix minutes à l’agent immobilier pour réaliser qu’à ses côtés se trouvait un moniteur.
— Tu ne serais pas en train de m’observer conduire ? réussit à demander Anthony.
Il n’était pas sûr de l’effet que ferait sa question, mais il espérait faire de nouveau sourire celui qui se trouvait près de lui. Cela n’avait pas été simple pour lui de lui poser cette question. Chaque fois qu’il était en sa présence, il perdait tous ses moyens. Mais les conseils de son aîné lui trottaient encore dans la tête et il devait admettre que Dimitri avait raison.
Nathan se tourna vers le conducteur, l’air stupéfait au début et puis doucement, il sourit avant de répondre.
— Je suis en week-end, tu sais. J’en fais assez la semaine, sourit-il.
— Même pas du coin de l’oeil ? tenta de plaisanter l’agent immobilier.
En vérité, il prenait beaucoup sur lui mais cela en valait la peine.
— Absolument pas. Mais si tu le demandes, je veux analyser ta conduite, le taquina-t-il.
— En fait, non ça ira…
L’ambiance s’allégea entre eux et cela leur plaisait. Bientôt ils arrivèrent à l’endroit où Anthony avait déniché le terrain.
— Voilà, nous y sommes. Comme tu peux le voir, c’est en friche. Il y a tout à faire.
— Je vois, mais ce n’est pas vraiment un soucis. Je te l’ai dit j’ai de la marge.
— Je ne pensais pas qu’un moniteur gagnait aussi bien sa vie, dit Antho sans vraiment réfléchir.
Nathan se tourna vers lui. Jusqu’à lors, il se préoccupait plus du terrain que de l’agent immobilier.
— Désolé. Pardon. Je n’aurai pas dû. Cela ne me regarde pas, s’excusa-t-il honteux.
— Pas de problème. Vraiment. Tu as raison, ce n’est pas avec mon salaire de mono que je peux m’offrir ça. Ma grand-mère paternelle est décédé il y a plusieurs mois. Elle nous a légué la maison familiale avec un grand parc. Tout revenait à mon père mais il a divisé l’héritage en trois. Une part pour ma soeur. Un part pour lui et ma mère et une pour moi. Et puis, j’ai quand même réussi à mettre un peu d’argent de côté puisque j’habite, encore pour le moment, chez mes parents. — Je suis désolé pour ta grand-mère. Tu pourrais aussi voir avec les banques, non ?
— Moins j’emprunte et mieux je me porte. Et puis, au moins j’investis l’argent de ma grand-mère, sourit Nathan.
— Tu as raison. Du coup, tu en penses quoi ?
— C’est pas mal. Il n’y a personne autour, ce qui est bien car le bruit des motos pourrait déranger. On peut en reparler après avoir vu les locaux ?
— Oui, bien sûr. Allons-y…
Anthony n’arrivait pas à cerner son client. Il ne réussissait pas à voir si ce qu’il venait de lui montrer lui plaisait ou pas. D’un côté plus émotionnel, il ne percevait absolument rien. Il n’avait pas l’habitude, certes, des sentiments qui l’envahissaient mais il avait déjà dragué des nanas et été dragué par elles. Mais là, rien. Enfin, si… Il y avait eu ces mots, plutôt : « Tu rougis, c’est mignon ». Mais les avait-il seulement prononcé ? Anthony n’espérait rien de toute façon. Les sentiments qu’il ressentait pour Nathan n’étaient pas commun et pas facile à avouer. Jamais, il ne fera le premier pas. Pas question de se rendre ridicule devant lui…
Alors qu’il se perdait au fond de ses réflexions, Nathan l’interpella.
— Tout vas bien ? s’inquiéta-t-il.
— Hein ?
— Tu es de nouveau tout rouge et tu es perdu dans tes pensées.
— T’inquiète pas. Ca va, ça va. Merci. Allons-y…
La voiture de l’agent immobilier se remit en route. Une trentaine de minute plus tard il arrivèrent devant le premier local.
— Voici le premier local.
Les deux hommes descendirent de la voiture et pénétrèrent dans le local commercial. Il y avait tout ce que Nathan avait demandé, mais le terrain était bien trop loin.
— Je sais mais dans le coin, je n’ai encore rien trouvé.
— Je comprends, t’affoles pas. Ce local n’est pas mal du tout.
— Mais tu ne veux rien dire avant d’avoir vu les autres, c’est ça ?
— Tout à fait, répondit Nathan avec un large sourire.
Les autres locaux se trouvaient quasiment dans le même coin. Ils arrivèrent sur place assez rapidement. Les visites avaient été aussi rapides que pour le premier local. Nathan réussissait à se projeter dans les différents biens que lui avait proposé Anthony mais le problème restait le fameux terrain. Celui que l’agent immobilier avait dégoté se trouvait bien trop loin des locaux.
Afin de débriefer tranquillement, Nathan proposa à Anthony d’aller boire un café non loin de là. L’agent immobilier accepta, ne perdant pas de vu les conseils avisés de son frère.

———

Installés à l’intérieur, ils étaient plus au calme pour discuter. Ils avaient commandé leur café et Anthony avait sorti tous ses papiers pour faire le point. Nathan lui expliqua que tout ce qu’il avait vu était ce qu’il cherchait mais le terrain et les locaux étaient bien trop éloignés.
— Je comprends. Du coup, je garde tout et dès que j’ai quelque chose plus près du terrain ou des locaux je t’appelle, dit professionnellement l’agent immobilier.
— Tu es très sérieux d’un coup. Mais ok on fait comme ça, alors.
— Je suis toujours sérieux quand je travail, affirma l’agent immobilier.
— C’est ce que j’ai vu, oui. Tu reprends un autre café ?
— Merci, mais non. Je dois retourner à l’agence, dit-il simplement.
Une fois encore, Nathan changea d’expression de visage. Une fois encore, Anthony ne savait plus quoi dire. L’air jovial de son client avait disparu. Pourquoi ? Et si soudainement en plus.
— Très bien. On y va alors, confirma Nathan.
Les deux hommes se dirigèrent vers le comptoir afin de régler leur note, mais avant qu’il n’ait pu payer, Anthony se vit devancer par son client.
— C’est pour moi, intervint le moniteur en souriant.
— Mais…
— Pas de mais ! Je te dois bien ça. Tu as fait du bon boulot avec ses biens que tu m’as présenté.
— Bon très bien, se résigna l’agent immobilier devant l’insistance de son client.

———

La voiture était garée non loin de l’agence immobilière. Les deux hommes marchaient côte à côte. Le silence pesait. Anthony avait appréhendé cet après-midi et tout compte fait cela c’était très bien passé. Nathan était sympathique, et avait le sourire facile même si parfois il le quittait aussi vite qu’il était apparu.
— Merci pour les visites, dit Nathan.
— Merci pour le café, répondit l’agent immobilier. Je te tiens au courant pour d’autres visites rapidement.
— Très bien. A bientôt alors.
Les deux hommes se serrèrent la main puis alors qu’Anthony allait ouvrir la porte de l’agence, Nathan l’interpella.
— Anthony !
— Oui ?
Le moniteur sembla réfléchir.
— Non rien, désolé. A bientôt.
Puis, il rejoignit son véhicule, le mit en marche et s’éloigna de l’agence immobilière. Anthony était resté coi sur le perron de l’agence. Que voulait Nathan ?

—————

Ce samedi, Vanessa – la serveuse de « l’Escale » – était de repos et elle en avait profité pour appeler Dimitri, qui lui avait tapé dans l’oeil mais elle se garda bien de lui avouer. Dimitri avait réussi à lui donner son numéro la dernière fois qu’il avait été dans l’établissement où travaille la jeune femme. Elle lui avait promis de réfléchir à l’appeler et elle l’avait finalement fait. Dimitri était comme un dingue, il jubilait à tout va et avait un large sourire sur le visage depuis le coup de téléphone de sa belle. Ils avaient parlé un long moment au téléphone avant que Dimitri ne suggère une sortie pour le soir même.
— Ca te dirait de sortir ce soir ? lui demanda Dimitri.
— Oui, pourquoi pas, répondit-elle.
Dimitri était heureux, et ne manqua pas de le dire à la jeune femme.
— On mange un bout et ensuite c’est toi qui décide. Ciné. Boite. Bowling…
— Ok, alors bowling, je connais un super endroit.
— Super ! Je te récupère où ? demanda le jeune homme.
— Chez moi si tu veux.
Vanessa lui transmit son adresse. Tous les deux avaient hâte de se voir. Avant de couper la communication, ils bavardèrent encore un moment, parlant de tout et de rien.
A peine Vanessa avait-elle raccroché que la sonnette de son petit appartement retentit. Cela devait être son frère, il lui avait dit qu’il passerait sans doute. Elle alla ouvrir et en effet, c’était Nathan.
— Nathan ! Qu’est-ce que tu as ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette, demanda la jeune femme inquiète.
En effet, son frère avait une triste mine. D’habitude, il était enjoué et souriant mais pas ce soir.
— Rien, ça va. T’en fait pas.
— Comment ça, ne pas m’en faire ? T’es dingue ! Tu as vu ta tête ?
— Vaness, je vais bien, tenta-t-il de la rassurer.
— Ok, j’annule mon rencard et on va discuter, dit-elle en attrapant son téléphone.
Pour elle, son frère était plus important, alors s’il lui fallait annuler son rendez-vous avec Dimitri alors elle le ferait. Et puis si Dimitri était un mec bien alors il comprendrait. Vanessa allait appuyer sur la touche d’appel lorsque Nathan l’en empêcha.
— Je ne veux pas que tu renonces à sortir, juste parce que j’ai une sale tête.
— Mais…
— Pas de mais ! Raconte… qui c’est ?
La jeune femme dut se résoudre. Son frère et elle étaient très proche et en général ils se disaient tout, sauf que pour son frère cela intervenait toujours plusieurs jours après. Il lui fallait le temps, il réfléchissait souvent un peu trop. Elle décida donc de répondre à sa question.
— C’est un type qui vient régulièrement au resto des parents. Ca fait un moment qu’il me tourne autour et il y a quelques jours, il m’a donné son numéro et m’a demandé de l’appeler un de ces quatre et je l’ai fait tout à l’heure parce qu’il me plait.
— Il a l’air correct, il ne t’a pas demandé ton tel. Et du coup vous sortez ce soir ?
— Oui, on mange ensemble et ensuite il m’a laissé choisir. On ira faire un bowling.
— Amuse-toi bien alors et essaye de ne pas trop le ridiculiser au bowling, lui sourit-il.
— Promis, je ferais attention à perdre, parfois.
Ils se mirent à rire. Vanessa était douée pour ce sport mais elle avait toujours refusé de faire partie d’une équipe. Pourtant, dans la salle où elle allait, venait également l’équipe de la ville. L’entraineur lui avait demandé plusieurs fois de rejoindre l’équipe mais elle avait refusé chaque fois. Pour elle, ce n’était qu’un passe temps et elle ne souhaitait pas en faire son métier.
— Je vais te laisser alors, dit Nathan.
— Dis moi ce qu’il y a, sinon je ne penserais qu’à ça, tu me connais.
Nathan prit une profonde inspiration et accepta, pour une fois, de parler de suite.
— Je suis amoureux, avoua-t-il.
— Si c’est le cas pourquoi fais-tu cette tête ?
— Je ne lui ai encore rien dit.
— Hein ! Toi ! Tu ne lui as encore rien dit ! Bizarre… raconte comment il est, comment il s’appelle ?
— Je l’ai vu au resto des parents aussi, il y va avec son frère, au début j’ai cru que c’était son mec mais un jour j’ai pu lui parler vite fait et j’ai appris que c’était son frère. Je l’ai croisé aussi à la salle de sport, au supermarché, dans le quartier où on habite. Je l’ai suivi jusqu’à son travail et j’ai vu qu’il était agent immobilier. C’est à lui que je me suis adressé pour mon nouveau local et ma piste moto. J’ai fait comme si c’était une coïncidence mais c’en était pas une. Je ne pense plus qu’à lui.
— Pourquoi tu ne l’invites pas à dîner ?
— Chaque fois que j’ai envie de lui demander, j’ai comme une boule dans le ventre.
— Comment ça ?
— J’ai peur qu’il refuse et qu’il se rende compte que je suis gay et qu’il me plait.
— Mais enfin, cela ne te ressemble pas. D’habitude tu ne prends pas autant de gants.
— Je sais oui. Mais il est différent. Je ne veux pas aller trop vite et lui faire peur, surtout s’il est hétéro comme je le pense.
— Et si c’est vraiment le cas ?
— Alors je serais contraint de me résigner à soit rester ami avec Anthony, soit …
— Attends une seconde… Il s’appelle Anthony ? Et il va souvent au resto ?
— Qu’est-ce qu’il y a ?
— Dimitri vient souvent avec son frère au resto, et je crois qu’il s’appelle Anthony…
Nathan écarquilla les yeux et les riva dans ceux de sa soeur.
— Je pourrais demander à Dimitri des infos sur son frère, annonça la jeune femme.
— Non. Il pourrait penser que tu t’intéresses à son frère. Et puis, ça ne se fait pas.
— Ou alors on se fait une sortie à quatre…
— Non plus…
— Mais enfin Nathan !
— Penses à toi d’abord, ok. Moi je vais me débrouiller. S’il s’avère qu’ils sont bien frères, on verra à faire une sortie tous ensemble plus tard. Là ça ressemblerait plus à un plan galère pour Dimitri.
— Tu as raison… Désolée.
— Ne t’excuse pas. Je sais que tu veux m’aider, mais là ce n’est pas le bon moment. Alors je veux que tu me promettes que ce soir tu ne chercheras pas à prendre des infos sur Anthony ni même d’essayer de savoir si mon Anthony est bien le frère de Dimitri.
— D’accord, je te le promets. Mais si c’est Dimitri qui en parle ?
— Vaness !
— Ok, ok je te promets de ne pas me mêler de ça, sourit-elle. Il te plait tant que ça ?
— T’as pas idée…
La jeune femme était heureuse pour son frère. Elle l’avait déjà vu amoureux, évidemment, mais là elle voyait une lueur dans le regard de Nathan qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Et bien qu’elle lui avait promis de ne pas s’en mêler, elle se jura d’au moins savoir si les deux Anthony étaient bien en réalité qu’une seule et même personne, et si son frère avait des chances de le séduire.

—————

Nathan ne souhaitait pas rester seul chez lui, il décida alors de se rendre à la salle de sport. Se fatiguer le corps lui ferait sans doute du bien. Du moins l’espérait-il…
Arrivé au club sportif, Nathan se rua presque sur la première machine de libre. Un rameur. Après avoir échauffé ses muscles afin de ne pas se blesser, il s’installa sur la machine et commença l’exercice. Il tirait sur le cordage. Lentement au début, puis de plus en plus fort, et de plus en plus vite. Il tentait de faire sortir Anthony de sa tête. Le plus difficile pour lui était de ne pas connaître l’orientation sexuel de celui dont il était tombé amoureux. Il n’osait pas le draguer ouvertement à cause de cela et cela le minait.
Chaque fois que Nathan se trouvait en la présence d’Anthony, il perdait ses moyens. Son coeur ne cessait de battre dans sa poitrine. Ses mains tremblaient. Et même s’il faisait très attention à ne rien montrer, il doutait de pouvoir toujours lui cacher ses véritables sentiments. Ce moment où il sera découvert, il le redoutait. La peur s’emparait de lui, dès qu’il y pensait. Il s’entendait bien avec Anthony et s’il ne pouvait l’aimer, il espérait au moins pouvoir être ami avec lui. Même s’il devait en souffrir.
Il tira sur la corde du rameur pendant une bonne demi-heure. La transpiration s’était emparée de son corps. La sueur ruisselait sur sa peau. Son t-shirt se collait à lui. Il ne pensait presque plus à rien. Presque… Après une pose d’une dizaine de minute, Nathan s’installa sur un vélo d’appartement qui venait de se libérer. Et se remit à faire de l’exercice.

———

Dimitri et Vanessa passaient un bon moment au restaurant. Ils apprenaient à se connaître autrement que client et serveuse. Ils avaient plusieurs points en commun et de nombreux à l’opposés, mais ils semblaient s’en accommoder. La jeune femme riait parfois aux éclats, et Dimitri en était ravi.
Cependant, chacun de leur côté, ils ne pouvaient s’empêcher de penser à leurs frères respectifs. Ils étaient inquiets mais ne souhaitaient pas gâcher cette soirée en parlant de ce qui les préoccupait. D’autant à un premier rendez-vous…

———

Après l’après-midi passé avec Nathan, Anthony se sentait seul. Il était dans son appartement et ruminait. Pourquoi ne pas lui avoir proposé de dîner ensemble ? Pourquoi ne pas avoir fait traîner un peu plus les visites pour rester plus longtemps avec lui ? En fait, il savait pourquoi. Il avait peur. Peur de se dévoiler. Peur de l’effrayer. Peur que Nathan le prenne pour un pervers. Peur de perdre le début d’amitié qui les unissait. Peur, tout simplement.
Anthony était de nature timide avec les personnes qu’il ne connaissait pas. Il lui était donc difficile de faire le premier pas vers Nathan, d’autant plus qu’il s’agissait d’un homme. Anthony ne savait pas quoi faire. Devait-il se jeter à l’eau au risque d’être rejeté ou devait-il passer à autre chose ? Pourquoi avait-il fallut qu’il tombe amoureux d’un homme ? Il soupira lourdement.
Après plusieurs heures de réflexion, son estomac le rappela à l’ordre. Il n’avait ni envie d’aller manger au resto, ni même de se faire à manger.
— Alors, pizza ou chinois ? se demanda-t-il à voix haute.
Il regardait avec attention le menu de chacun des établissements. Il connaissait parfaitement bien la pizzeria mais pas du tout le chinois. Il scrutait les plats et il devait admettre qu’il n’avait pas mangé chinois depuis des lustres. Il aimait pourtant ça. Il s’attarda un peu plus sur le morceau de papier, et il vit que le restaurant n’effectuait pas les livraisons. Il n’avait pas envie de sortir. Gros dilemme.
— Tant pis ! se dit-il en prenant le téléphone. J’irais chercher ma commande.
Il appela le restaurant et passa sa commande. Tout lui faisait tellement envie qu’il en prit pour au trois ou quatre personnes, se disant qu’il en aurait pour le lendemain. Presque quarante minutes plus tard, Anthony quitta son appartement afin d’aller récupérer son dîner. En voiture, il ne lui faudrait qu’une dizaine de minutes pour rejoindre le restaurant. L’établissement se trouvait non loin de la salle de sport, où il n’allait plus depuis plusieurs jours. Passer devant le bâtiment, lui fit prendre conscience que c’était dommage de ne plus y aller. De plus, maintenant il connaissait Nathan, cela lui donnait presque une excuse pour retourner s’entraîner.
Il gara sa voiture en face de l’établissement, traversa la route et pénétra dans le restaurant. Une bonne odeur vint lui chatouiller les narines. Même s’il avait dû faire le déplacement, il ne le regrettait pas. Sa commande était prête. Il ne lui restait plus qu’à régler la note, à rentrer cher lui et se mettre à table. En quittant le restaurant, il regretta presque d’être seul pour dîner, d’autant qu’il y en avait pour un régiment. S’il en avait le courage…
Il attendait sur le trottoir. Il voulait traverser afin de rejoindre sa voiture mais la circulation était un peu plus dense qu’à son arrivée. Il dut patienter jusqu’au moment où le dernier véhicule passe devant lui. Au moment pile où il allait s’engager sur le passage pour piétons, il entendit une voix l’interpeller.
— Anthony !
Le-dit Anthony se retourna.
— Que fais-tu dans le coin ? lui demanda la voix.
— Je … je suis venu chercher à manger.
— Tu attends du monde, je ne vais pas te retenir plus longtemps alors.
Nathan, car il s’agissait de lui, ne le montra pas mais un sentiment étrange le prit. Il était jaloux. Jaloux de quelqu’un qu’il ne connaissait pas mais qui allait passer toute la soirée, au moins, avec celui qu’il aimait. Il ne pouvait que lui souhaiter une bonne soirée.
— Hein ! Non ! fit Anthony. Je me suis emporter sur la commande, tenta de sourire l’agent immobilier.
Nathan n’en croyait pas ses oreilles. Il se sentit léger d’un coup. Sa bonne humeur revint également.
— Tu en as pris pour un régiment, là ! ria le moniteur.
— On peut dire ça, oui.
Anthony avait ressentit comme malaise lorsque Nathan lui avait demandé s’il avait du monde pour le dîner, et lorsqu’il lui avait répondu par la négative, il s’aperçut que sa bonne humeur était de retour. Pourquoi ?
— Tu as déjà commandé dans ce resto ? lui demanda Nathan.
— Non, c’est la première fois.
— Tu verras, c’est super bon, lui dit le moniteur.
— Tu as l’air de connaître.
— Oui, j’adore manger chinois et comme ce resto est près de la salle de sport où je vais, je m’y arrête souvent.
Anthony sentit sa poitrine se serrer. Nathan et lui avait quelques points communs, y compris celui de la nourriture chinoise. Plus il apprenait de chose sur lui, et plus il lui plaisait.
— Je ne vais pas te retenir plus, sinon tu vas manger froid. Et comme tu m’as donné envie, je vais faire comme toi, sourit Nathan. Bonne soirée.
— Merci. Bonne soirée.
Anthony ne voulait pas laisser Nathan mais il n’avait pas le courage de le retenir. De son côté, le moniteur pensait la même chose néanmoins, le courage lui manquait car s’il l’avait eu dans l’après midi, il l’aurait invité à dîner et ils ne se retrouveraient pas seul chacun de leur côté. Maintenant c’était trop tard…
Anthony trouvait à peine le courage de partir, pourtant il traversa la route afin de rejoindre sa voiture. De l’autre côté de la route, Nathan semblait attristé. Cette vision broya le coeur d’Anthony, pourtant il mit le moteur de son véhicule en route et enclencha la première vitesse. Alors que sa voiture se mouvait, il la stoppa et ouvrit la fenêtre.
— Nathan ? l’appela-t-il.
— Oui ! répondit l’interpellé en se retournant.
L’agent immobilier avait du mal à trouver ses mots. Sa timidité l’emportait souvent, mais là il ne souhaitait pas laisser une chance de se rapprocher de Nathan lui échapper.
— Veux-tu … te … joindre… à moi ? Pour dîner ? Il y a largement pour deux…, bégaya-t-il.
De l’autre côté de la rue, Nathan crut défaillir. Celui qu’il aimait venait de faire un pas vers lui en l’invitant. Il avait parfaitement sentit l’hésitation dans la voix d’Anthony. Il commençait à espérer pouvoir passer le cap de l’amitié. Pas de suite, mais prochainement. Il ne pouvait pas refuser cette invitation.
— Oui, pourquoi pas !
Il traversa la route à son tour.
— J’habite pas très loin. Je récupère ma voiture et je te retrouve…
— Je peux t’emmener jusqu’à chez toi et après tu me suis.
Anthony ne se reconnaissait pas. Il osait. Il l’avait invité et en plus il l’allait l’accompagner jusqu’à chez lui. Ses mains tremblaient sur le volant, qu’il serrait comme jamais.
Le moniteur monta à bord et après inspirer fortement mais silencieusement, Anthony mit enfin en route sa voiture. A deux rues de là, Nathan lui indiqua qu’il pouvait s’arrêter. Et à peine une minute plus tard, les deux véhicules se suivirent.

———

— Entre, fit Anthony.
— Merci.
Les deux hommes étaient heureux mais angoissés. Tendus mais bien. Gênés mais heureux. Pour Nathan cette situation était nouvelle. En général, il était du genre à foncer dans le tas. Il n’avait jamais appréhendé le fait d’inviter ou d’être inviter mais avec Anthony tout était différent. Il lui plaisait tellement, qu’il avait peur de le faire fuir et de le perdre s’il allait trop vite, surtout qu’il ignorait encore si son vis-à-vis était gay ou pas…
L’hôte ne sentait plus ni ses jambes ni son corps. Une drôle de sensation s’était emparé de lui. Il se demandait encore comment il avait eu la force d’inviter Nathan à dîner avec lui. Mais maintenant qu’il était là, il se dit qu’il devrait essayer d’en profiter. Dans la cuisine, il prit ce qu’il leur fallait – assiettes, couverts, verres – et revint dans la pièce à vivre. La pièce était spacieuse et pouvait accueillir un coin salon et un coin salle à manger. Alors qu’il allait mettre le couvert sur la table de salle à manger, Nathan l’arrêta.
— Ne préfères-tu pas qu’on se mette dans le salon ? A moins que tu n’aimes pas…
— Ca ne me dérange pas. Mais ce n’est pas très pratique.
— Certes mais c’est plus cool, sourit Nathan.
Le sourire du moniteur faisait fondre Anthony. Il ne pouvait pas résister. Comment le pourrait-il ?
— Si c’est ce que tu veux, allons-y.
— Super…
Nathan était heureux. Manger sur une table était sympa oui, mais c’est plus stricte, et cela faisait plus « repas en amoureux » alors que dans le salon cela faisait plus « bouffe entre potes », et pour le moment c’était ce qu’il voulait. Il souhaitait prendre son temps pour se rapprocher d’Anthony.
Les deux hommes se mirent donc à « table ». Les plats étaient encore chaud. Anthony avait vraiment eu la main lourde : nems, beignets de crevette, beignets de légume, poulet à la citronnelle, beauf aux oignons, canard laqué, riz cantonnais et le tout pour au moins trois à quatre personnes.
— Tu avais l’intention de manger tout ça ? le taquina Nathan.
— Je me suis légèrement emporté, répondit timidement l’hôte.
— Merci de m’avoir invité, reprit très sérieusement l’invité.
Leurs regards se croisèrent. Cette promiscuité gênait Anthony. Cela faisait des semaines qu’il tentait d’éviter Nathan, résultat ils avaient fini par passer l’après midi et la soirée ensemble. Il avait un mal fou à garder la tête froide. Ses mains, non, son corps tout entier tremblait. Il faisait son possible pour ne rien montrer à Nathan car s’il apprenait qu’il l’attirait que penserait-il ?
Nathan, lui, essayait de profiter au mieux de ce moment. Lorsque Anthony lui avait proposer de dîner avec lui, il fut heureux et bien plus. Il se trouvait sur un nuage, se jurant de ne plus en redescendre. Pour cela, il devait séduire en douceur celui qui hantait ses jours et ses nuits depuis leur première rencontre. Pour commencer, il fallait faire plus ample connaissance.
— Désolé si je parais indiscret, et t’es pas obligé de répondre. Tu es seul un samedi soir, ta petite amie est sortie ? se lança-t-il à l’eau.
Anthony écarquilla les yeux. Pourquoi lui demandait-il ça d’un coup ?
— Je … suis célibataire, réussit-il à dire. Ce n’est pas être indiscret, pas de soucis.
— Bienvenue au club, sourit Nathan. Et tu as des vues sur quelqu’un ? le questionna-t-il.
— Oui, répondit l’hôte machinalement. Enfin, je veux dire non, se reprit-il rapidement.
Que devait penser Nathan de cela ?
— Tu as l’air plutôt indécis.
— C’est compliqué, c’est tout.
— Je sais qu’on ne se connait pas beaucoup mais si tu veux en parler, j’écouterais.
Anthony sentit son coeur cesser de battre. Nathan était quelqu’un de vraiment gentil, mais comment lui dire qu’il était attiré par un homme et qui plus est, lui ?
— Merci, mais je n’ai pas trop envie d’en parler. Pour le moment…
— Je comprends… C’est vraiment délicieux, n’est-ce-pas ?
— Oui. Je ne regrette pas d’avoir essayé ce restaurant.
— Et moi je suis ravi qu’on se soit rencontré et que tu m’aies invité. Merci.
— De rien, ça me fait plaisir aussi.
Anthony souhaitait poser une question à son invité, mais n’osait pas. Il avait un peu peur de la réponse à vrai dire. Il se jeta à l’eau, quand même.
— Et toi ? Tu… tu as des vues …
Nathan ne le laissa pas finir sa phrase. Il avait senti tant d’hésitation dans la voix de son amour qu’il voulut répondre, un peu trop vite peut-être.
— Oui. Je suis tombé amoureux, il y a quelques mois.
La mine déconfite d’Anthony fit prendre conscience à Nathan qu’il avait répondu trop franchement.
— Mais, je ne me suis pas encore déclaré. Comme pour toi, c’est compliqué.
— Tu as l’air sûr de toi. J’étais presque certain que tu étais plus fonceur, avoua tristement Anthony.
— C’est ce que je suis en temps normal. Mais là je ne veux pas le faire fuir, je tiens beaucoup trop à lui.
Le moniteur jouait cartes sur table en lui avouant son homosexualité. Ca passe ou casse, s’était-il dit.
L’agent immobilier eut un temps de réaction record. Il n’avait entendu que les mots « le » et « lui ». Nathan était gay, dommage qu’il ne l’apprenne que maintenant. La surprise se lisait sur son visage et Nathan l’interpréta mal.
— Je suis désolé si cela te choque. Je peux le comprendre, souffla-t-il. Je vais te laisser.
Sa déception se voyait comme un nez au milieu d’un visage mais il ne voulait pas gêner davantage son hôte. Il se leva et s’apprêtait à rejoindre la porte d’entrée.
— Pardon, dit Anthony. J’ai été surpris parce que je ne m’en étais pas douté. Ca ne change rien pour moi. Tu es quelqu’un de gentil et …
Nathan ravala difficilement sa salive, qu’allait lui dire son amour ?
— Tu … n’es pas obligé de partir, réussit à dire Anthony.
Le moniteur riva sont regard à celui de son vis-à-vis.
— C’est jamais facile d’avouer ce genre de choses. En général, les gens ont du mal à comprendre, du coup quand j’ai vu ta tête après que tu aies compris, j’ai cru que tu ne voulais plus me voir.
— Je comprends. Mais sache que je n’ai aucun préjugé.
— Merci, Antho. Je peux t’appeler comme ça ?
— De rien et oui bien sûr, sourit-il pour la première fois.
L’ambiance s’allégeait entre les deux nouveaux amis et ce n’était pas pour leur déplaire.
— Tu es un chic type, lui dit Nathan.
— Merci, tu l’es aussi.
Anthony semblait se décrisper pour la première depuis des semaines.
— Je suis amoureux d’un mec aussi.
Anthony avait parlé sans vraiment réfléchir, mais en même temps lui dire cela, c’était un peu comme lui rendre sa confiance. Il se sentit mieux aussi. Nathan le fixa plus que ne l’observa. Etonné.
— Tu es… gay ?
— C’est bizarre en fait. Je suis sorti avec des filles, mais ça ne durait jamais. L’autre jour, mon frère m’a rappelé qu’au lycée je regardais davantage les garçons que les filles. J’avais oublié, mais après coup je ne suis souvenu. Je trouvais ça étrange d’être attiré par un mec, je me suis alors forcé à regarder plus les filles et l’auto-persuasion à fonctionner. Du moins jusqu’il y a peu.
— Ca te dérange d’être tombé amoureux d’un homme, aujourd’hui ?
— Non. C’est juste que je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Et que je ne sais pas ce qu’il pense de moi…
— Tu ne devrais pas t’en faire, ça viendra tout seul.
Cela coûtait à Nathan de lui parler ainsi. Il avait l’impression de le pousser dans les bras de ce type. Cependant, il avait encore toutes ses chances pour séduire Antho.
— Merci, tu es gentil.
Les deux amis se dévoilèrent encore un peu. Leur conversation déviait dans de nombreuses directions et bien souvent, ils avaient les mêmes idées, les mêmes opinions, les mêmes envies… Ils avaient de nombreux points en commun et chacun de leur côté en était ravi. Cette première soirée passée ensemble les rapprocha plus qu’ils ne l’auraient espéré. La prochaine qu’ils se verront se sera sans doute pour faire un après-midi visite, et Nathan se le promit, ce jour-là, il l’invitera à dîner et s’il le peut, il se déclarera et tant pis pour celui qui tentait de le lui prendre. Plus il passait de temps ensemble et plus Anthony lui plaisait…
Quant à Anthony, il s’était surpris lui-même en invitant ainsi Nathan, néanmoins, il ne le regrettait absolument pas. Cette soirée avait été merveilleuse, même s’il avait appris que son coeur était déjà pris. Il se surprit à espérer encore…

A suivre…




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