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12 Décembre


Ce cadeau vous est offert par Beth Carlington

Retrouvez Beth sur le site de l'Annuaire : http://annuaire-yaoi.e-monsite.com/pages/auteurs-de-publications-amateurs/beth-car.html

Merry Christmas
* *

Daniel Grant était l’illustration parfaite de l’homme moderne : beau, séducteur, travailleur. A 18 ans et son diplôme en poche, Daniel, surnommé Dany, entrait dans la vie active. Ne souhaitant pas faire d’études, ni rester le cul posé sur une chaise dans un bureau, il s’était servi de son physique pour faire sa place sur les chantiers.
Comme à peu près tout ce qu’il entreprenait, il y réussit tant et si bien qu’à 32 ans, il avait sa propre boîte et travaillait avec les plus grands architectes de New-York. A lui seul, il faisait travailler une centaine d’ouvriers, sans parler de toutes les petites boîtes qu’il embauchait à l’occasion sur certains chantiers.
Tout était parfait dans la vie de Dany, excepté une chose : il était seul. Pas le temps de construire une relation durable avec qui que ce soit lorsque vous travailliez de 5 h le matin à 22 h le soir.
Sa petite sœur Elisabeth tenta bien, à plusieurs reprises, de lui présenter des amies qui pourraient satisfaire ses goûts, mais rien n’y avait fait. Aucune d’entre elles n’avait réussi à toucher le cœur de Dany. Cela ne l’empêchait pas d’être un séducteur et de flirter avec chaque membre de la gent féminine qui passait dans les parages. Avec ses boucles brunes, ses yeux gris et son sourire ravageur, il faisait le bonheur de sa secrétaire et de son assistante de gestion.
Sa vie bascula un jour de novembre. Venu sur le chantier de la nouvelle Tour Manzini, un conglomérat international spécialisé dans la technologie de pointe, pour voir comment ça évoluait, un accident eut lieu : à l’aide d’une grue, on transportait trois plaques de béton vers le 18e étage, lorsqu’une des chaînes retenant le chargement cassa. Dany n’était pas dans la trajectoire de la plaque qui glissa, mais c’était le cas de mademoiselle Vinci, le bras droit de Matteo Manzini, qui discutait des travaux avec le chef de chantier. Sans réfléchir une seule seconde, il avait couru jusqu’à elle et l’avait poussée au dernier moment. Elle s’en était sortie saine et sauve, avec juste quelques égratignures, pas lui.

*

Lorsque Dany ouvrit prudemment un œil, il se demanda où il était. La pièce était d’un bleu pâle déprimant malgré les rayons du soleil qui entrait dans la pièce avec force par la fenêtre. Il se sentait groggy, un peu patraque et il avait faim.
Lorsqu’il fut un peu mieux réveillé, il comprit qu’il était à l’hôpital. Il tenta bien de se souvenir pourquoi il y était, mais l’effort lui fit mal au crâne. Il regarda autour de lui et vit le bouton d’appel. Il s’apprêtait à bouger pour sonner lorsqu’une infirmière pressée entra dans sa chambre. Jolie blonde, apprécia Dany, tout en la regardant vérifier le goutte à goutte et le moniteur auquel il était relié. Puis, elle se pencha enfin sur lui et sursauta.
– Oh mon Dieu ! Monsieur Grant ! Vous êtes réveillé !
L’esprit encore dans le brouillard, il ne comprenait pas pourquoi l’infirmière semblait sur le point de pleurer.
– Je vais prévenir le docteur ! Je reviens tout de suite !
Et elle ressortit aussi vite qu’elle était entrée.
Surpris, Dany tenta de grommeler un « mais qu’est-ce qui se passe ? » mais sa mâchoire refusa de lui obéir correctement. Là, il comprit qu’il n’avait pas juste eu un accident. Pour confirmer son idée, il essaya de lever son bras droit et il eut l’impression qu’il y avait un poids de 50 kilos accrochés aux doigts. Il dut se rendre à l’évidence, il venait de passer un certain temps dans le coma.
– Ah Monsieur Grant ! On ne vous espérait plus, lui dit le médecin en entrant.
L’homme était grand, noir et d’un âge proche de la retraite si on s’en référait aux cheveux blancs qui commençaient à parsemer les courtes boucles noires.
– Com..bien ? Croassa Dany, forçant sur ses mâchoires, sa gorge et sa langue pour parler.
– Doucement, monsieur Grant, intervint le médecin, cela fait neuf mois et il va vous falloir du temps pour récupérer.
Les yeux de Dany s’écarquillèrent. Neuf mois ? Cela faisait neuf mois qu’il dormait ? Mais…
– Pour… quoi ?
Le médecin reposa le suivi médical et encra son surprenant regard ambré dans les siens.
– Vous ne vous souvenez pas ? Hm… Pas étonnant. Vous avez un accident sur un chantier. Cela vous évoque quelque chose ?
Un accident ? Dany ferma les yeux et essaya de se souvenir. Rien ne vint jusqu’à ce qu’une fulgurante douleur dans l’épaule gauche ne déclenche les souvenirs. La tour Manzini, la grue, Veronica… Et la douleur… Son épaule ! Avec difficulté, il leva le drap et découvrit avec effroi une prothèse mécanique en lieu et place de son bras gauche.
– Ve…roni…ca ? Demanda-t-il néanmoins, le regard figé sur l’horreur qui lui faisait face.
– Veronica ? Répéta, surpris, le médecin. Qui est Veronica ? Demanda-t-il en se tournant vers l’infirmière.
Celle-ci sourit, et ses yeux s’humidifièrent.
– Vous lui avez sauvé la vie, monsieur Grant. Elle n’a pratiquement rien eu.
– Ah ! Bon, je vois que vous vous souvenez. Vous nous avez été amené dans un état critique, le bras arraché par la plaque de béton. On vous a opéré et il y a trois mois, monsieur Manzini est venu nous trouver avec cette prothèse révolutionnaire. Vos parents nous ont signé l’accord pour vous la poser.
Ça faisait beaucoup d’un coup pour Dany.
– Bon, vous avez l’air en bonne forme, reprit le médecin en vérifiant ses constantes. Vous allez avoir besoin de rééducation avant de pouvoir sortir. Cela prendra du temps, mais vous devriez récupérer toutes vos fonctions motrices.
Dany avait décroché du discours du médecin. Il était là depuis neuf mois. Sa famille attendait depuis neuf mois qu’il se réveille. Il avait un bras en moins. Son intégrité physique était touchée, il avait du mal à intégrer l’information. Il n’était donc plus le même, il était… moins, il était… Ses yeux le brûlèrent et il se mit à pleurer.

*

Il lui avait fallu un an pour revenir. Cela avait été long, très long, de récupérer complètement physiquement. Moralement, c’était plus difficile. Se regarder dans un miroir restait une épreuve terrible : il ne supportait toujours pas de voir son épaule ravagée par les cicatrices, ni même son bras métallique. Bien que celui-ci soit parfait. Même s’il avait envie de vomir à chaque fois qu’il posait les yeux dessus, il appréciait réellement la technologie de ce prototype : dans les actes de la vie de tous les jours, ce dernier était aussi bien, voir mieux que son propre bras. Matteo lui avait promis que dès qu’il aurait mis au point la peau synthétique, il serait le premier à en bénéficier. Pour l’instant, il devait faire avec, tous les jours.

*

La neige tombait fort en cette veille de Noël. Les trottoirs de New York étaient verglacés malgré le sel et Dany devait faire un effort à chaque pas pour ne pas se retrouver les fesses par terre.
Beaucoup de gens courraient en tout sens pour les derniers achats de Noël, et Dany ne faisait pas exception. Après la rééducation, il s’était replongé dans le travail avec désespoir. Cela ne faisait que quelques semaines, mais déjà son moral s’était un peu amélioré, ou en tout cas, il n’avait plus le temps de penser ni à son accident ni à ses conséquences. Voir au jour le jour qu’il était capable de faire tout autant qu’avant l’accident lui faisait du bien. Souvent il en oubliait le temps, comme ce soir où il avait encore travaillé tard alors qu’il était attendu chez ses parents pour le dîner.
Il n’était plus très loin lorsqu’une bande de gamins passa à ses côtés, se lançant des boules de neige. Sa poisse voulut qu’il en prît une dans la figure et ce qui devait arriver arriva. Son pied droit glissa et il partit en arrière sans possibilité de se rattraper. Néanmoins, ses fesses n’entrèrent jamais en contact avec le trottoir. Son corps s’arrêta au milieu de sa chute, dans un équilibre instable, contre quelqu’un qui avait eu le réflexe de l’attraper.
– Vous allez bien ?
La voix était chaude, comme un rayon de soleil, et elle fit écho dans la mémoire de Dany. Une chaleur traîtresse envahit alors son corps alors qu’il reconnaissait cette voix. Celle du physiothérapeute qui l’avait aidé lors de ses premières semaines de rééducation. Il se souvenait des grands yeux bleus, des cheveux blonds, du doux sourire, de ces mains immenses qui l’avaient aidé à appréhender ce nouveau bras. Colin. C’était ça. Colin Stevenson. Ce même Colin qui avait éveillé en lui un désir qu’il avait eu bien du mal à cacher et qui avait disparu du jour au lendemain, sans une explication et qu’il n’avait jamais revu.
– Oui, merci, répondit-il, en se remettant sur ses pieds.
Il se tourna alors et le visage de Colin s’éclaira en le reconnaissant.
– Oh mon Dieu ! Dany ! C’est bien vous ?
Il se souvenait de lui ? Son cœur fit un bond dans sa poitrine à cette simple constatation, indiquant à Dany qu’il n’avait pas réussi à passer outre cette attirance malgré le temps.
– Oui, c’est bien moi, Colin.
Merde. Le sourire de Colin s’agrandit et le cœur de Dany fit à nouveau une embardée. Il était beau ce con. Trop pour son propre bien.
La reconnaissance faite, il y eut un silence gêné. Dany voyait bien que son ancien thérapeute était mal à l’aise face à lui. Il se doutait de la raison : il n’avait pas dû cacher son désir aussi bien qu’il l’aurait voulu. C’était à cette conclusion aussi qu’il en était venu lorsqu’il avait disparu et son malaise le confirmait. Ne souhaitant pas le mettre plus dans l’embarras qu’il ne l’était déjà, Dany décida de tourner court à la fortuite rencontre.
Il posa les paquets qu’il avait dans la main droite et la tendit à Colin.
– Ça était un plaisir de vous revoir, dit-il simplement, un sourire charmeur plaqué sur le visage. Je vous dois beaucoup et cette rencontre me permet au moins de vous remercier.
Colin prit la main tendue.
– Inutile de me remercier, je n’ai fait que mon travail et pour moi aussi, ça était un plaisir de vous revoir.
La voix était basse, presque un murmure, et la poitrine de Dany se serra à lui faire mal. Oh Dieu, il fallait que ce moment s’arrête avant qu’il ne lui saute dessus. Ce type était vraiment trop… Trop pour son propre bien, et pour la santé mentale de Dany.
Avisant que le thérapeute avait lui-même quelques paquets, il s’en servit pour s’échapper.
– Je suppose qu’on vous attend pour le réveillon. Je vous souhaite un Joyeux Noël et peut-être à une prochaine fois.
Dany n’attendit pas. Il reprit ses paquets, tourna les talons et fuit. Pour la première fois de sa vie, il fuyait. Son cœur battait la chamade et il en avait le souffle court. Dany était loin d’être un imbécile. Il savait exactement ce que cela voulait dire. Ça, plus sa main droite qui le brûlait et les yeux bleus qui dansaient devant son propre regard, alors qu’il bifurquait dans la rue où vivaient ses parents.
Merde, il était vraiment tombé amoureux.
Cette rencontre fortuite eut malgré tout une heureuse conséquence : l’esprit obnubilé par son ancien thérapeute, Dany oubliait qu’il passait la soirée entourée de beaucoup trop de gens à son goût. Cette oppression qu’il ressentait depuis qu’il avait accepté l’invitation de sa mère — avait-il réellement eu le choix ? — s’était dissipée au profit de ce sentiment qu’il croyait mort et qui l’étouffait.

*

C’était son premier Noël en famille depuis son accident. Autant dire que ses parents avaient mis les bouchées doubles. Toute la famille était là : ses parents bien-sûr, sa petite sœur, la meilleure amie de celle-ci, Faith, ses oncles et tantes, cousins et cousines et une ribambelle d’enfants, dont certains étaient trop jeunes pour qu’il s’en souvienne.
– Dany ! Dan ! Daniel !! S’écrièrent les uns et les autres en le voyant entrer dans le salon.
Le salon, décoré pour l’occasion de rouge, de vert et d’or, semblait bien trop petit pour la trentaine de personnes qui s’y trouvaient.
Durant les quinze minutes qui suivirent, Dany les passa à être embrassé, serré dans les bras, le tout dans un joyeux brouhaha, à peine dérangé par les pleurs du petit dernier de son cousin Gareth. Personne ne remarqua ou ne voulut remarquer que Dany se raidissait à chaque nouvelle embrassade. D’expansif avant son accident, il devenait de plus en plus introverti avec le temps. Il était encore difficile pour Dany de faire face au reste du monde alors qu’il ne parvenait pas à faire face à sa propre image, à son propre corps.
Betty, sa sœur, s’avança en bonne dernière, poussant devant elle une jolie rouquine.
– Je te présente Faith, on s’est rencontré à l’hôpital.
Le jeune homme se trouva devant une très belle femme de vingt-cinq ans environ, aux longs cheveux rouges et aux grands yeux bleus. Avant, cette fille-là, Dany aurait outrageusement flirté avec elle et aurait certainement tenté d’obtenir de la belle un rendez-vous. Mais d’autres yeux bleus venaient danser devant lui alors qu’il lui souriait et serrer la main qu’elle tendait vers lui.
– Ravi de vous rencontrer Faith.
Betty lui avait déjà parlé d’elle. Une fille bien pour ce qu’il en savait, avec la tête sur les épaules. Elle venait de décrocher son diplôme de droit et ce malgré la mort de ses parents dans un accident de voiture quelques mois plus tôt. Elle avait un frère, s’il se souvenait bien.
La belle rouquine ouvrit la bouche pour lui répondre lorsque la sonnette de la porte retentit.
– Ça doit être ton frère, s’exclama Betty qui se précipita pour ouvrir.
Dany profita de ce bref intermède pour s’asseoir dans un fauteuil miraculeusement libre. Il se laissa tomber, exaltant un profond soupir. La journée avait été harassante — il avait un contrat à négocier pour le début de l’année — et tout ce monde présent dans la maison de ses parents l’oppressait. Il se força à se détendre. C’était Noël bon sang ! Il pouvait faire un effort. Il laissa son regard courir dans le salon. La riche décoration lui rappelait les noëls de son enfance. L’air embaumait le pin et la cannelle et un grand sapin lumineux, couvert de boules et de guirlandes rouges, vertes et dorées, trônait majestueusement dans le coin, à côté de la fenêtre. Des guirlandes étaient accrochées partout dans la pièce, aux meubles, murs, aux tableaux et des boules pendaient du lustre et du plafond. Son père avait encore vu grand. Son père voyait toujours grand. Plusieurs années auparavant, il leur avait expliqué que sa famille n’était pas très « fêtes de Noël » et il voulait que ses enfants en connaissent la magie. Un verre de lait de poule apparut dans sa main. Son père lui sourit et tapota son épaule.
Les deux filles revinrent, accompagné du nouvel arrivant et Dany manqua de s’étouffer avec la gorgée de lait qu’il venait de prendre. Devant lui, les courts cheveux blonds encore saupoudrés de neige se tenait Colin.
– Maman ! Colin est là ! s’époumona Betty tandis que leur père venait à sa rencontre.
– Ravi de vous revoir mon garçon, salua leur père, serrant franchement la main du physiothérapeute.
– Moi de même monsieur Grant.
Dany fronça les sourcils. Ils se connaissaient ? Mais oui bien sûr qu’ils se connaissaient ! Ses parents avaient dû s’enquérir de ses progrès auprès de Colin durant sa rééducation. Son père fit les présentations entre son ancien physiothérapeute et le reste de sa famille puis il s’adressa à lui.
– Tu te souviens de Colin Stevenson, n’est-ce pas ?
– Évidemment, répondit Dany du tac-o-tac, tout en se levant. Vous auriez dû me dire que vous veniez chez moi, nous aurions fait le trajet ensemble, continua-t-il en s’adressant à Colin, un sourire forcé sur les lèvres.
Le physiothérapeute sourit, complice.
– Vous êtes parti trop vite, je n’ai pas eu le temps.
Dany fut un instant décontenancé. C’était vrai qu’il avait écourté aussi rapidement qu’il l’avait pu leur rencontre fortuite.
– Désolé, j’étais pressé.
Il y eut un silence gêné entre eux et Dany fut sauvé de la combustion spontanée par sa mère.
– Venez Colin, s’exclama-t-elle en le prenant par le bras, je vais vous faire goûter le meilleur lait de poule de toute la côte Est !
Dany envoya un baiser mental à sa mère et chercha Betty des yeux. Il la trouva à côté de la cheminée, parlant à voix basse avec Faith. Il les rejoignit rapidement.
– Je peux te l’emprunter ? Demanda-t-il à Faith, posant une main sur l’épaule de sa sœur.
Betty fit un clin d’œil à son amie et se laissa entraîner par son frère vers le bureau de leur père, un peu à l’écart de toute l’agitation.
– Tu peux m’expliquer ? Demanda-t-il dès qu’ils furent hors de porter de voix.
La jeune femme fronça les sourcils.
– De quoi tu parles ?
Dany grinça des dents.
– Qu’est-ce qu’il fait là ?
– Colin ?
Il lui lança un regard noir.
– Eh bien, continua sa petite sœur, Faith est mon amie et comme ils ont perdu leurs parents cette année, j’ai demandé à Papa si on pouvait les inviter. Tu penses bien qu’il m’a pas dit non.
La colère de Dany redescendit aussi sec. Évidemment que ses parents n’auraient jamais dit non et si ce n’était cette attirance indésirable qu’il éprouvait pour Colin, il aurait été du même avis.
– Tu aurais pu me prévenir ! Lui reprocha-t-il quand même.
Au sourire qui étira les lèvres de Betty, il sut qu’il n’aimerait pas ce qu’elle allait répondre.
– Ben non ! J’allais quand même pas te dévoiler ton cadeau de Noël ?
Son instinct tombait rarement à côté concernant sa sœur.
– Mon quoi ?
– Arrête Dany, on sait tous les deux que tu es fou amoureux de Colin, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure pendant vos séances.
– Tu te fous de moi ? Grogna-t-il, la colère revenant au galop.
– Nope ! Répondit-elle en fuyant la pièce, riant.
Dany tremblait de colère. Pourquoi sa petite sœur se mêlait toujours de ses affaires ! C’était… Il poussa un soupir tremblant, jugulant les violentes émotions qui le traversaient. On était le soir de Noël, il n’allait pas lui faire la peau tout de suite. Non, il se gardait ce petit plaisir pour le 26.
Il parvint à se calmer sans trop de mal. Quelques minutes plus tard, il retourna dans le salon et se trouva nez à nez avec l’objet de son tourment. Dieu que cette soirée allait être longue !

A suivre...


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