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Le Calendrier de l'Avent 2017 c'est par ici !!

2 Décembre

Participation de Harue Cendre Elven


Retrouvez là ici : https://www.facebook.com/HarueCendreElven/

L’amoureux de Noël

  1. C’est mon amoureux…


Vous avez bien compris ?Pour demain, merci de bien recopier les mots qu’on a notés ce matin.

Oui, Madame Lafargue.

Alors que la sonnerie retentit,je mets mes affaires et me dépêche de quitter la classe et de me ranger dans le couloir. Madame Lafargue nous crie de ne pas courir et de bien nous mettre deux par deux. J’attends en tapant du pied. Que les autres sont lents ! Ma copine Sabrina me rejoint en me parlant de son cours de danse. Au début, moi aussi je voulais faire de la danse. Mais plus maintenant.

Quand enfin on sort dans la cour,il fait froid et de plus en plus gris dehors. Je trouve que ça sent la neige. J’adore la neige. Je peux mettre mes grosses bottes roses à pompon, mon bonnet arc-en-ciel et mon écharpe beige toute douce. Et puis on fait des bonshommes de neige.

Quand j’écoute les conversations des grands, beaucoup disent que le temps est « morose ». J’ai demandé à Papa ce que voulait dire « morose » et je trouve pas que décembre soit un mois morose. Tous les magasins de la grande avenue sont décorés, même les poteaux électriques. Ça clignote de partout et tout le monde écoute des chants de Noël.

Monsieur Pinson prend le relai de la maîtresse pour nous emmener jusqu’au portail. Je dis au revoir à ma copine Sabrina et je cours en direction du meilleur endroit du monde, après mon lit bien sûr.

Ce que je préfère en sortant de l’école, c’est attendre Papa à la pâtisserie du coin de la rue. Il y fait chaud et l’odeur sucrée des gâteaux donne trop envie. Sans parler de Quentin. Quentin, c’est mon amoureux. Mais faut pas le dire trop fort, sinon tout le monde voudra me le voler. Parce que Quentin, il fait des gâteaux trop bons, surtout les biscuits de Noël à la cannelle. Et en ce moment, il en fait beaucoup.

Je pousse la porte et entre. La clochette tinte et je salue Louisa. Louisa, c’est la sœur de Quentin, elle travaille avec lui. C’est elle qui prend l’argent aux gens et qui donne les pâtisseries ensuite. J’aime bien Louisa, elle est jolie avec ses nattes blondes et son sourire chaleureux. Madame Marchal le dit toujours quand elle vient chercher son éclair double chocolat. Louisa, c’est un rayon de soleil.

Bonjour Noëlie. Tu es pile à l’heure.

Je pose mon cartable et m’assieds sur une des petites chaises du coin salon. Louisa m’apporte une assiette de gâteaux tout chauds.

Tout juste sortis du four, ma belle.

Merchi.

Elle rit de me voir déjà mettre un biscuit dans la bouche. J’aime la cannelle et le pain d’épice.

Tu sais quand ton papa va arriver ?

Je secoue négativement la tête.Papa est souvent en retard. Il travaille beaucoup. C’est un bon papa. Je l’aime beaucoup. Mais il travaille quand même beaucoup trop.

Mais ne serait-ce pas notre petite Noëlie ? Pile à l’heure.

Quentin !

Il me dépose un chocolat chaud en me souriant.

Alors comment c’était, l’école ?

Louisa retourne à la caisse, il y a des gens qui entrent et sortent. La clochette ne cesse de tinter. Je raconte ma journée à Quentin. Il me regarde toujours en souriant et il écoute ce que je lui dis.

Et c’est quoi, les mots que vous avez à recopier ?

Je glisse de la chaise et sors mon cahier de mon cartable. Je pousse l’assiette de gâteaux et lui montre.

La maîtresse elle veut qu’on écrive les mots de Noël. Là, c’est sapin, guirelande.

On dit une guirlande. Tu vois bien qu’il n’y a pas de e.

Ah oui. Guirlande. Et puis là, c’est électriqueu.

Électrique. Pas besoin d’appuyer sur le e.

Oh, et celui-là, c’est mon préféré. Cadeaux.

Il rit, et moi je suis contente. Quentin, il est beau. Il est grand et a de très beaux cheveux blond et des yeux bleus. On dirait un ange.

La clochette sonne à nouveau.

Noëlie, c’est ton papa.

Je lève la tête et je vois mon papa à l’entrée, essoufflé comme toujours.

Désolé.

Ce n’est rien, Eric. Noëlie est toujours la bienvenue ici.

Quentin va serrer la main de mon Papa. Mon Papa est gêné, je le vois. Il a deux taches rouges sur les joues.

Oui, mais elle ne devrait pas avoir à venir ici tous les soirs. Je devrais pouvoir la récupérer à l’école…

Je prends un biscuit en forme de bonhomme de neige et je l’amène à Papa en souriant.

Regarde, Papa, il est trop beau. C’est pour toi.

Merci, ma chérie.

Il prend le biscuit, mais continue à s’excuser. Je fixe Quentin, puis Papa, puis Quentin. Je fronce le nez. Plus personne ne me remarque. Ils ont une discussion de grands. Alors j’attrape la main de Quentin.

Je peux en emporter un autre ?

Bien sûr. Prends celui que tu veux.

Je lui souris et je vais ranger mon cahier et prendre un nouveau gâteau.

C’est gentil. Je vais payer.

Non, laisse.

C’est tous les soirs la même chose, je…

Je me tourne vers Papa, prête. Papa soupire et vient remettre mon écharpe en place.

On y va.

On quitte la boutique, mais je vois Papa échanger encore quelques mots avec Quentin. En ce moment, je trouve que Papa parle beaucoup avec Quentin. Alors qu’au début, c’était pas le cas. Papa a un nouveau travail depuis juillet. Et il lui prend beaucoup de temps. Du coup, je le vois plus beaucoup. Pendant les vacances, j’étais chez Mamie à la mer. Puis j’ai été chez Grand-Ma à Paris. Je me suis bien amusée, mais j’étais triste de pas voir beaucoup Papa. Grand-Ma m’a dit que Papa devait faire bonne impression et que ces deux mois étaient… « décisifs » ? C’est Grand-Ma qui l’a dit comme ça. Alors j’ai fait avec. Puis la rentrée, et Papa m’a promis de toujours venir me chercher à l’école. Mais il n’y arrive pas. Alors, comme la pâtisserie est juste en bas de chez nous, je l’attends là. Quentin et Louisa sont vraiment gentils.

On entre dans le hall et on monte les escaliers jusqu’à notre appartement. Il est pas grand, mais je l’aime beaucoup. J’ai ma chambre rien qu’à moi.

Alors, ma chérie, tu sors tes devoirs ?

Oui.

Je pose mes affaires dans ma chambre et reviens avec mes cahiers et stylos. Je montre à Papa ce qu’on a fait de notre journée et recopie mes mots. Il me laisse faire et va allumer le sapin qu’on a décoré le week-end dernier. Il brille de mille feux !

Tu mangeras ton gâteau en dessert ?

Oui.

Papa me sourit et s’en va préparer le repas.

ooOoOoo

On est vendredi. Je pousse la porte de la pâtisserie comme toujours. Louisa a les yeux tout rouges et une énorme écharpe autour du cou.

T’es malade ?

Elle me sourit avant de tousser dans son écharpe.

Oui, ma chérie.

Tu devrais rester couchée. Papa dit toujours qu’il ne faut pas sortir du lit quand on est malade.

Et il a bien raison. Mais si je ne suis pas là, qui va aider Quentin ?

Bah moi.

Je pose mon sac près d’une des chaises et je fais le tour du comptoir.

Tu es trop petite.

Je vais avoir six ans. Je suis plus un bébé.

Une cliente entre et je la salue. Elle me sourit et demande deux tartelettes aux pommes. Je prends une barquette, ouvre le panneau coulissant et glisse deux tartelettes.

Voilà, Madame Gérardin.

Merci, Noëlie.

Je me tourne vers Louisa, tout sourire.

C’est vrai que tu fais une très bonne assistante.

J’aide Louisa pendant que j’attends Papa. Je prépare les commandes en faisant attention, et Louisa encaisse les sous. Quand Papa arrive, il est encore essoufflé.

Je vais peut-être embaucher ta fille, Eric.

Quentin arrive avec un plateau de gâteaux tout chauds. Il le pose sur la table et s’approche de Papa. Je n’entends pas ce qu’ils se disent, mais je vois Papa rougir. Je fronce le nez et je laisse Louisa pour aller voir Quentin. Je lui prends la main en souriant.

Je peux venir aider demain, si Louisa va pas bien.

C’est gentil, ma chérie, mais c’est bon.

Je baisse la tête. Demain, c’est le week-end, alors je ne verrai pas Quentin.

ooOoOoo

On a décoré la maison toute la journée de samedi. Papa a sorti les grosses boîtes de guirlandes et on a même installé la crèche. Maintenant, la maison, elle brille de partout. C’est trop beau. Et le soir, on l’a passé dans le canapé, avec un lait au miel, devant un dessin animé. Dimanche matin, c’est grasse matinée. Puis télévision, repas et puzzle. On a commencé un grand puzzle avec beaucoup de pièces. J’aide Papa à trier. C’est difficile, mais c’est amusant.

ooOoOoo

Et enfin la semaine reprend avec les mêmes habitudes.

Les cours et la pâtisserie.

Louisa va mieux et Papa est toujours en retard.

Mais Quentin est toujours là. Je l’aime trop.

Ce soir, Papa sort, et c’est Anna qui vient me garder.

J’aime bien Anna.

Elle est gentille, amusante, et on joue toujours à plein de jeux ensemble. Elle dessine aussi drôlement bien. Avant de partir, elle me fait toujours un dessin que je colle dans mon carnet de souvenirs. C’est très important, les carnets de souvenirs. J’en ai un pour chaque chose. Un pour Anna et nos soirées entre « filles ». Un secret sur Quentin. Mais chut, faut pas le dire. J’en ai un sur Papa, Mamie, Grand-Ma et, mon préféré, c’est celui de Maman. Celui-là, je l’ai débuté avec Maman. C’est le plus beau de tous. Et j’adore le regarder encore et encore et encore. Au début, j’étais triste, maintenant, je suis heureuse. Parce que ma Maman, c’était la plus belle du monde. Et maintenant, je sais que c’est la plus belle du paradis.

Alors Noëlie, qu’as-tu demandé au Père Noël cette année ?

Je regarde Anna, qui est en train de me dessiner une magnifique licorne arc-en-ciel.

J’ai demandé un kit pour faire de la pâtisserie.

Vraiment ?

Oui, je veux faire des gâteaux aussi bons que ceux de Quentin.

Il faudra que tu me fasses goûter alors.

Oui. On pourra même en faire ensemble si tu veux.

Avec plaisir. Et tu as demandé autre chose ?

Je jette un coup d’œil derrière moi et je me rapproche d’Anna.

Oui. J’ai demandé que Papa, il trouve enfin quelqu’un.

Quelqu’un ?

Oui. Il peut pas rester tout seul. Je n’ai pas forcément besoin d’une nouvelle maman. Mais, lui, il a besoin d’une moitié ? C’est ça ?

Anna se met à rire et me fait un bisou sur le front.

Je crois que ton vœu sera peut-être bientôt exaucé.

C’est vrai ?

Bien sûr. Tu crois que ton Papa est où ce soir ?

Je fronce le nez et réfléchis.

Il a dit qu’il allait au cinéma.

Et tu crois qu’il va au cinéma tout seul ?

Oh !!

Je souris, et Anna fait de même avant qu’on se remette à dessiner.

Quand Papa rentre ce soir, je suis déjà couchée. Enfin, je fais semblant. J’ai voulu voir par la fenêtre, mais j’ai rien vu du tout.

ooOoOoo

Encore un week-end. Mais il ne reste qu’une semaine avant Noël. J’ai hâte.

Papa m’emmène faire les courses samedi et on achète plein de choses pour décorer la table. On commence même à faire notre menu de Noël. Toujours très important. Il faut que tout soit P.A.R.F.A.I.T.

Mais, pour le dessert, Papa m’a dit que ce serait une surprise. J’ai hâte.

Dimanche, c’est comme d’habitude, sauf que cette fois-ci, Papa me propose de sortir. Je me demande bien où on va aller. Il fait froid, les premiers flocons commencent à tomber. La maîtresse, elle dit que c’est dangereux de conduire quand il neige. Mais on ne prend pas la voiture. On va à la pâtisserie. Je regarde Papa sans comprendre. Il toque trois fois et Quentin apparaît pour nous ouvrir.

Bonjour Noëlie.

Bonjour Quentin.

Mon Papa salue Quentin en le remerciant. Quentin me prend par la main et on va dans la partie arrière de la pâtisserie. Que c’est grand ! Il y a plein de machines. Et un plan de travail gigantesque.

Dessus, il y a de quoi faire des biscuits de Noël. Avec des pépites de chocolats, des colorants pour dessiner dessus…

Ton Papa m’a dit que tu voulais apprendre la pâtisserie.

Oui ! J’ai demandé un kit au Père Noël.

Est-ce que tu veux que je t’apprenne ? Comme ça, quand tu recevras ton cadeau, tu pourras l’utiliser comme une grande.

Oh oui !

On a fait de la pâtisserie toute l’après-midi. Papa s’est avéré meilleur que je le pensais. Il fait de très beaux sapins. Mais mes boules de Noël sont les plus belles malgré tout. Quentin est un super prof. J’aimerais qu’il m’apprenne encore plein d’autres recettes. Et qu’on fasse encore plein d’après-midis comme ça tous les trois.

Alors, ma chérie, contente ?

Oh oui. C’était super.Vous êtes super tous les deux !

Papa rougit, et Quentin passe une main dans ses cheveux. Ils se regardent avant de détourner les yeux. Je fronce le nez.

Qu’est-ce qu’il y a, ma chérie ?

Rien, rien.

Je m’en vais récupérer mes gâteaux.

ooOoOoo

Maîtresse, je peux vous poser une question ?

Elle range les livres que nous avons sortis pour l’exercice de lecture.

Bien sûr, Noëlie.

C’est comment quand son Papa est amoureux ?

Je la vois écarquiller les yeux avant de me sourire. Elle s’assied dans un des gros coussins dans le coin lecture, et je la rejoins.

Ton Papa a une amoureuse ?

Je sais pas.

Est-ce que ça te dérangerait que ton Papa trouve quelqu’un pour l’accompagner dans sa vie ?

Je secoue la tête.

Je serais contente.

C’est une bonne chose.Qu’est-ce qui te fait penser que ton Papa a une amoureuse ?

Il va au cinéma et aussi au restaurant. Et il rougit souvent. Il est timide et fait plus attention à comment il s’habille.

Elle me sourit avant de prendre ma main.

Je crois bien que ton Papa est amoureux.

Je fronce le nez.

Qu’est-ce qui t’ennuie, Noëlie ?

Rien, rien. Merci, Madame Lafargue.

Je me lève et je vais rejoindre Sabrina.

ooOoOoo

L’école est finie. C’est les vacances. Deux semaines sans maîtresse. Elle nous a donné des devoirs, mais pas beaucoup. Grand-Ma et Mamie vont venir nous voir la seconde semaine. Mais Noël, ce sera que tous les deux. Papa et moi.

On fait les dernières courses le samedi. Il y a du monde partout. C’est dur d’arriver à acheter tout ce qu’on veut. Papa est content, il a réussi à avoir quelques jours pour rester avec moi. Alors moi aussi, je suis contente.

Dimanche, c’est le jour du réveillon. J’ai hâte de décorer la table. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Papa me fixe du coin de la porte. Il a quelque chose à me dire.

Noëlie, je peux te parler ?

Qu’est-ce que je disais ? Il est prévisible, mon Papa.

Ma chérie…

Il me prend les mains et s’agenouille au sol pour être à ma hauteur.

On va avoir quelqu’un ce soir.

Quelqu’un ?

Oui, j’ai invité une personne à se joindre à nous pour Noël.

Oh… C’est ta moitié ?

Ses joues deviennent toutes rouges et il bafouille.

Euh oui, comment tu sais que…

Anna, elle m’a dit que tu allais pas au cinéma tout seul.

Je vois, donc… hum… ça ne te dérange pas ?

Non. Pourquoi ?

Je ne sais pas, parce que tu voudrais peut-être qu’on ne reste que tous les deux.

Deux, c’est bien, mais trois, c’est encore mieux.

Il me sourit, et on commence nos décorations. Quand arrive la fin d’après-midi, j’enfile ma jolie robe bleue à volants et mes ballerines avant de coiffer mes cheveux comme Anna me l’a appris. Parce que je lui ai demandé de m’apprendre. Papa, il est pas très doué pour ça. Je lui en veux pas.

Papa est très beau aussi, avec sa chemise blanche et son pantalon bleu foncé. On a tous les deux les cheveux noirs et les yeux verts. Papa m’a dit que tout le reste me venait de maman. Je m’aime bien comme je suis.

On frappe à la porte. Papa me demande si je veux aller ouvrir pendant qu’il termine sa préparation. J’ouvre la porte, et c’est Quentin que je vois avec un gros carton.

Bonsoir Noëlie.

Bonsoir Quentin. Tu veux entrer ?

J’aimerais bien, merci.

Il me sourit et me suit.

Y a quoi dans le carton ?

Le dessert.

Trop bien ! Papa, Papa ! Quentin, il a fait un dessert rien que pour nous !

Papa sort de la cuisine et me regarde, puis regarde Quentin. Comme toujours, ses joues deviennent rouges. Il prend le carton des mains de Quentin pour le déposer dans la cuisine. Quentin propose son aide, mais mon Papa lui dit de s’asseoir avec moi dans le canapé. Il arrive.

On s’exécute, et je regarde Quentin. Il est beau dans sa chemise verte et son pantalon noir.

Comment tu trouves la décoration ?

C’est très joli.

J’ai fait avec Papa.

Tu es très douée.

J’ai aidé Papa aussi à la cuisine.

Tu es vraiment très douée, Noëlie.

Papa arrive avec un grand plateau et me regarde.

Noëlie, j’ai quelque chose à te dire. Enfin, « on ».

Je regarde Papa, puis Quentin, puis Papa.

C’est bon, je sais tout.

Papa est surpris.

Tu sais tout quoi ?

Bah, la maîtresse me l’a dit.

Madame Lafargue t’a dit quoi ?

Bah, que tu étais amoureux.

Quentin se lève pour aider mon père à s’asseoir. J’ai dit quoi ? C’est vrai.

Que… comment ?

J’ai demandé à la maîtresse comment on voyait que son Papa était amoureux. Alors j’ai deviné toute seule. Donc je suis d’accord pour te prêter mon Quentin. Mais quand je serai grande, ce sera mon amoureux à moi.

Mon père devient blanc, mais Quentin se met à rire. Il s’agenouille devant moi et me sourit.

En attendant, je serai l’amoureux de ton Papa ?

Oui. Je suis d’accord.

Papa semble soulagé et le gâteau est trop bon. Quentin, il a promis qu’il m’en ferait d’autres, rien que pour moi.

Mais chut, faut pas le dire à Papa.


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