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Calixte Yinaika

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MessageSujet: Calixte Yinaika Sam 25 Juin - 8:24



CALIXTE YINAIKA




BLABLABLABLA
| Nom, Prénom | Yinaika, Calixte.

| Espèce | Valkyrie.

| Age | 36 ans (en parait 18).

| Statut | Visiteuse.

| Profession | Aucune.

| Petits Détails à savoir | Elle n’aime pas, mais alors pas du tout, qu’on regarde ses formes. S’il vous prend l’envie d’apprécier son corps, ne vous amusez pas à la fixer trop longtemps.

| Capacités | Calixte se transforme en un magnifique cheval blanc lorsqu’elle se sent oppressée par ce corps qu’elle ne reconnaît pas comme étant le sien.
BLABLABLA



|  Baisse les yeux, Connard.

Calixte est une femme de taille moyenne mais elle fait partie de ces personnes qui en imposent par leur présence et qui font que les conversations cessent à leurs entrées.
En effet, elle mesure tout juste un mètre soixante-dix et pèse soixante kilogrammes environ. On peut voir, lorsqu’elle daigne s’habiller de façon à se mettre en valeur, qu’elle pratique beaucoup de sport. Ses escapades équines ont sculpté, et sculptent encore, son corps pour en faire un régal des yeux. Mais lorsqu’elle se dévêt, on remarque que de terribles griffures couvrent la peau de sa poitrine et de ses cuisses.
Lorsqu’elle se transforme, seule la couleur blanche de ses cheveux et celle grise de ses yeux l’accompagnent. Elle perd tout ce qui fait d’elle une femme, une Valkyrie et se retrouve dans l’état qui lui est le plus plaisant. Sa forme équine est d’une grâce et d’une force à couper le souffle et il lui arrive parfois d’en user pour se sortir de situations compromettantes.
Le reste du temps, elle se cache sous des vêtements qui peuvent masquer sa féminité, ses formes, tout ce qui peut prouver qu’elle est une femme. T-shirts et débardeurs masculins assortis de pantalons ou shorts sont de rigueur et lorsqu’elle se retrouve dans l’obligation de porter un haut plus ou moins moulant, elle bande sa poitrine pour le faire disparaître.



|  Casse toi.

Masculine. Agressive. Voilà les deux mots qui pourraient décrire au mieux Calixte.
Depuis qu’elle est née, elle ne se sent pas femme, contrairement à toutes les Autres de sa race. Elles, ne se transforment que rarement, alors que la jeune brune, reste la plupart du temps sous sa forme animale. Lorsqu’elle passe à l’équin, elle se sent libre de toute contrainte, de tout devoir. Son esprit se libère et s’évade jusqu’à ce monde où être une femme n’est qu’un mauvais rêve dont elle peut se réveiller.
Tous les jours, elle essaye de se convaincre que tout n’est qu’illusion et qu’en réalité, la blague va cesser, qu’enfin elle pourra retrouver le corps qui est censé lui être sien. Dans les pires crises qu’elle peut traverser, il lui arrive de se griffer à s’en faire saigner. Tout ce qui prouve son identité féminine y passe et c’est pour cette raison que sa peau se retrouve ainsi abîmée.
Il peut aussi arriver qu’elle s’en prenne aux autres, aux hommes qui ont eu la chance de naître normalement, à l’endroit. Elle s’acharne sur eux et a parfois recours à sa forme animale pour les punir encore et encore d’avoir eu cette chance qu’elle n’a pas. Même les suppliques de ses idéaux ne la font pas cesser et cela, jusqu’à ce qu’elle reprenne conscience de ses actes.
Masculine et agressive. Donc.



|  Occupe toi d'ton cul.

Une malédiction. Une seule.
Quoique non.
Deux. Deux grosses malédictions qui font de la vie de Calixte un véritable cauchemar dont personne ne peut la sortir.

A la naissance, la Valkyrie n’a pas eu le droit au corps qui allait avec son esprit. Elle a mis longtemps à s’en rendre compte. Trop longtemps d’après elle puisqu’elle a passé une trop longue partie de sa vie en se sentant mal sans comprendre pourquoi.
Et rien n’est pire que de ne pas savoir. Même si la vérité fait mal, il vaut mieux en avoir connaissance plutôt que de se torturer l’esprit à essayer de trouver.

C’est ce qu’a fait Calixte pendant plus de dix ans.
Elle passait le plus clair de son temps dans sa chambre, ou dans la forêt, à réfléchir, réfléchir et réfléchir encore. Pourquoi quelque chose en elle ne semblait pas aller normalement ? Pourquoi ne se sentait-elle jamais bien ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à éprouver la même fierté que ses consoeurs ? Pourquoi n’aimait-elle pas être femme comme les Valkyries aimaient l’être ?
Elle priait souvent Odin pour qu’il lui envoie la réponse, ou ne serait ce qu’un indice. Mais l’élément déclencheur n’arrivait pas et Calixte se sentait de plus en plus mal dans son corps.

Jusqu’au jour où elle prit le temps de se regarder dans un miroir, à trente ans, début de l’adolescence.

Un jour banal, comme les autres.
Elle rentrait de sa balade habituelle dans la forêt. Elle avait encore beaucoup galopé et ses muscles en ressentaient déjà les effets.
*Une douche, une douche, une douche !* Voilà ce à quoi se résumaient les pensées de Calixte.
Se déshabillant à la hâte, elle plongea aussitôt sous l’eau fraîche et bienfaitrice pour son corps douloureux. Comme toujours, elle ne se regardait pas, ne faisait pas attention à où est-ce qu’elle posait les mains. Elle ne savait toujours pas pourquoi, mais la douche était le moment qu’elle redoutait le plus. Se retrouver nue, sans rien pour la recouvrir n’avait jamais été quelque chose qu’elle appréciait, et c’est en sortant de la cabine, le corps dégoulinant d’eau qu’elle eu le déclic. Ce genre de déclic qui plonge votre vie dans un gouffre sans nom ni fond.

Elle se dégoûtait. Toutes ces formes, ces rondeurs… Cette peau, si lisse, si… féminine.

- Non…

Voilà où était le problème. Voilà pourquoi elle n’arrivait pas à se regarder en prenant la douche. Voilà pourquoi elle n’arrivait pas à être fière de sa race. Voilà pourquoi.
Prise d’une crise d’hystérie, elle se mit à se griffer. Fort, comme si ses gestes pouvaient tout effacer. Tout ce corps laid et répugnant dans lequel elle était née. Mais rien n’y fit. Ses seins en sang étaient toujours là et ses cuisses, toutes aussi lamentablement souillées de rouge n’avaient pas perdues de leur féminité.

- Non, non, non… Non ! Non !!

Au bord de la crise de panique, la respiration déjà haletante, elle fut bien obligée de se calmer. Elle faisait trop de bruit et jamais personne ne devait se rendre compte de ça. Jamais personne ne devait comprendre qu’elle n’était pas ce qu’elle aurait dû être. Un homme.

Fixant son reflet ravagé dans le miroir, Calixte se dit que plus jamais elle ne se regarderait et partit dans sa chambre. Là, elle déchira ses vêtements, tous ceux qui pouvaient mettre en valeur l’erreur qu’elle était. Quand elle se retrouva entourée de morceaux de tissus, elle prit une des bandes dont elle se servait pour se soigner lorsqu’elle était cheval et l’enroula serrée, très serrée sans pour autant qu’elle le soit assez, autour de sa poitrine. Des larmes de douleur et d’impuissance roulaient sur ses joues, mais rien n’y faisait et elle restait inexorablement féminine.

|||
Quelques années plus tard, deux pour être précis, ses tantes découvrirent son secret.
Elle avait ressenti, après une réunion particulièrement éprouvante, le besoin de partir, loin, encore plus loin, toujours plus loin. Pendant ces trois jours, pas une seule fois elle n’avait retrouvé sa forme humaine. Pas une seule fois elle n’avait été submergée par la haine d’elle-même. Elle avait passé ces trois jours libre, vraiment libre. La crinière au vent, elle n’avait pas cessé de galoper et galoper encore. Toutes ses frustrations s’étaient envolées, comme la brise légère soulevait ses crins.
Mais elle était revenue.
Et au moment de passer le pas de la porte, elle su qu’elle n’aurait pas du. Toute ses bandes, plus ou moins ensanglantées, étaient étalées au sol et toutes les Valkyries s’étaient réunies. Sauf sa mère, il manquait sa mère. Un petit soupir de soulagement s’échappa de sa bouche lorsqu’elle se rendit compte de ça, mais bien vite, elle se retendit de peur. Essayant cependant de ne pas le montrer en restant droite et fière comme on le lui avait appris, elle attendit la suite.

- Qu’est-ce ?
- Des bandes pour quand je vais sauter dans la forêt.
- Ce n’est pas vrai Calixte. Ne nous mens pas. Tu risques de le payer cher. Qu’est-ce ?
- Des bandes pour quand je vais sauter dans la forêt.

Prenant son refus d’obtempérer pour de l’insolence, la plus âgée des Valkyries envoya sa main heurter la joue de la blonde. Propulsée contre le mur, Calixte se recroquevilla sur elle-même, en proie à une terreur qu’elle n’avait encore jamais connue.

- Ce n’est pas ma faute... Ce n’est pas moi... Ce n’est pas ma faute…

Les coups pleuvaient et la jeune fille ne savait pas quoi faire pour se sortir de là.
Elle avait mal. Encore plus mal que lorsqu’elle avait compris. Encore plus mal que lorsqu’elle ne comprenait pas. Encore plus mal que toutes ces années de doutes et de mal être réunies.
Puis une solution de replis lui apparut, comme un flash incertain.

Prise d’une soudaine force, elle se transforma et se releva. Tremblante, la jument qu’elle était n’avait plus toutes les forces qui faisaient d’elle la plus belle des bêtes. Mais elle tenta le tout pour le tout. Qu’avait-elle à perdre ? Elle n’avait déjà plus rien.

- Honte à notre peuple. Tu nous fais honte ! Comment Notre Dieu va-t-il nous voir après ce que tu as fais ? Traîtresse ! Tu ne mérites même pas que nous te laissions la vie !

Sûre d’elle, elle se cabra pour qu’elles la laissent fuir, mais c’était sans compter sur le fait que toutes les Valkyries avaient ce pouvoir. Toutes pouvaient se retrouver aussi fortes qu’elle dans ses plus grands moments de rage.
Entourée de juments plus puissantes les unes que les autres, Calixte ne savait pas quoi faire. Elle n’avait aucune chance, vraiment aucune. Elles étaient toutes plus âgées qu’elle, elles avaient toutes l’expérience du combat alors qu’elle n’avait que trente ans…
Puis ses consoeurs s’écartèrent pour former une haie d’honneur.
Humaine, fière de ce qu’elle était, toute en poitrine et hanches, sa mère s’avançait. Prononçant des mots que Calixte ne comprenait pas, elle la regarda, fixement, droit dans les yeux.

Une incroyable brûlure parcourut, alors, tout son corps, et un hennissement de douleur s’échappa de sa gorge. Comment pouvait-on avoir aussi mal sans en mourir ? Elle ne comprenait pas, et n’avait pas vraiment l’esprit à réfléchir sur cet état de fait. Puis son cri d’animal se mua en hurlement humain, et la douleur s’apaisa. Comme si repasser dans cet état qu’elle détestait tant était devenu le seul moyen qu’elle avait de ne pas souffrir atrocement.

Toujours dans le flou qui avait enveloppé son cerveau, elle profita de cette accalmie, de ce moment de répit, pour s’échapper entre les juments présentes.
Elle ne savait pas comment ça avait pu être aussi facile, mais elle n’était plus en danger, et c’était tout ce qui importait.

Calixte finit par sortir du village et se retrouva, seule, mutilée, sale et fatiguée, au milieu de nul part. Bien sûr, le camp était complètement à l’écart de tout. Il ne fallait pas que quelqu’un vienne profaner le lieu sacré des filles d’Odin.
Ricanant devant l’ironie de la situation, elle se releva du mieux qu’elle pu et s’élança.
Où ? Elle n’en savait rien.
Jusqu’à quand ? Elle n’en savait rien.
Comment ? Elle n’en savait rien.
Mais elle était sûre d’une chose. Une seule. Plus jamais elle ne reviendrait. Plus jamais.

Se redressant de toute sa hauteur, elle tenta de se transformer. De retrouver cette forme qu’elle ne quitterait plus. Elle tenta, tenta, et tenta encore, mais sans aucun résultat.
Sa deuxième malédiction. Elle ne pouvait plus se métamorphoser.
Levant le visage vers le ciel, elle laissa libre cours à sa rage et hurla.

- SALOPE !!

|||
Comment faire lorsque plus rien ne nous rattache au monde ? Comment faire quand le seul moyen de survie qu’on a nous a été enlevé ? Comment réussir à respirer lorsque notre corps entier nous étouffe de sa présence ?
Calixte n’en savait rien. Pendant deux ans d’errance, elle s’était rendue compte que la malédiction ne s’appliquait que la nuit. Quand tout le monde dort, quand personne ne peut voir la forme qui lui permet de survivre.
Bien sûr, sa mère avait fait exprès. Cette fille d’Odin l’avait trahie, elle, sa propre fille. Cela dit, la blonde s’en était doutée. Cette femme avait toujours était vicieuse, jusqu’au bout des cheveux. Elle avait toujours tout fait pour qu’Odin soit heureux, ce Dieu qui n’existait d’ailleurs sûrement pas.

Complètement hostile à tout être vivant, Calixte avait marché pendant des jours et des jours avant d’enfin arriver à Otsu. Par hasard. C’était par pur hasard qu’elle était arrivée là, mais elle se dit que de toute façon, elle n’y resterait pas. Sûrement pas même.



|  Codes  |

Japan - Fanzine - Expo.

Kause©


Dernière édition par Calixte Yinaika le Sam 11 Mai - 11:25, édité 7 fois
Invité


Invité




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MessageSujet: Re: Calixte Yinaika Dim 26 Juin - 6:49

Bonjour,

tu es validée, tu peux des maintenant aller faire ta fiche rp avant de pouvoir jouer.

Mohnn.
Mohnn Black

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